Le Site des Thérapeutes & des Professionnels - Informations

Le Relationnel - Le Corps - L'Environnement - L'Art et la Créativité

Annuaire Professionnel Art & Créativité/Retour Page Accueil
 
Anne-Marie Uldry-Jaeger
Sophrologue Caycédienne
Peintre-Formation Gilbert Mazliah
 

 

Vous exercez plusieurs activités, la sophrologie, le dialogue intérieur, la peinture pour développer la créativité, de quoi voulez-vous parler ?

 

  

J’aime faire du développement personnel et tout ce que j'entreprends est relié et aide à développer les potentialités de l’individu. Il me plairait d'assembler toutes ces compétences en une seule technique mais cela reste encore à l’étude. Commençons par la sophrologie !

                                                                                                                                                                           

 

 

 Depuis quand êtes vous sophrologue ?

 

Depuis 1995. Je suis sophrologue caycédienne et j’ai terminé mes études à Lyon. Cela a été mon premier diplôme dans le domaine. Au début j’ai commencé à animer des ateliers de groupe et j'ai poursuivi en pratiquant en individuel . C'est là que j’ai réalisé à quel point cela était difficile sans avoir des connaissances en psychologie. J’ai donc décidé de faire une formation en dialogue intérieur qui abordait davantage le côté psychologique. Comme je trouvais cela toujours insuffisant, j’ai démarré un cursus à l’université de psychologie pendant 4 années pour acquérir les connaissances de la psychologie et de la psychanalyse.

  

                               

Vous parlez de sophrologie et de dialogue intérieur: pouvez-vous expliquer la différence ?

 

La sophrologie est avant tout un apprentissage de la démocratie intérieure. Ce n’est pas seulement apprendre la détente mais c’est aussi apprendre à être relié, c'est-à-dire à ne pas travailler seulement avec sa tête mais à être en relation avec ses sensations, ses émotions. En résumé, rassembler nos trois centres : mental, biologique et émotionnel et les harmoniser au lieu de les contraindre.

C’est un peu cela aussi avec le dialogue intérieur mais nous allons plus loin, nous pouvons rechercher dans le passé afin de mieux se comprendre en disséquant nos sub-personnalités comme par exemple: le critique intérieur, le régisseur, l’enfant intérieur. Nous parlons d’un passé qui peut être en relation avec des évènements proches ou lointains ou l’acquis de notre héritage, c’est très variable. Identifier tous ces éléments et faire un travail va nous conduire à une solution. Cette recherche se fera avec un guide: le «faciliteur» qui a été spécialement formé à cette technique.

 

 Pourquoi ne proposeriez-vous pas un atelier avec sophrologie et dialogue intérieur ?

 

Je pense que dans le dialogue intérieur, nous rentrons un peu dans l’intimité des personnes et je ne suis pas certaine qu’un atelier de groupe soit adapté. Dans un groupe de sophrologie, les participants ont une expérience personnelle et peuvent rester discrets. Chacun décide de partager avec le groupe ou pas. Le dialogue intérieur est plutôt une expérience individuelle.

                                

 

Vous avez d’autres talents comme la peinture, vous avez déjà reçu des récompenses, et vous animez également un atelier pour développer la créativité...

 

Comme artiste, ce que j’aime c’est inventer quelque chose qui vient de soi et de l’intérieur. Les ateliers pour développer la créativité ne ressemblent pas à un cours habituel. J’ai fait une formation de 2 années pour pouvoir enseigner. Mon projet du moment est de faire des stages d’une journée parce que je pense que l’on se libère plus aisément et que l’on crée plus facilement que dans un cours hebdomadaire. Mon expérience sur la fréquentation des groupes prouve que ce sont souvent des personnes qui ont peu de notions de peinture mais qui ont un élan créateur.

 

Je trouve cela un peu désolant car c’est une expérience qui est ouverte aussi aux personnes qui peignent depuis longtemps et qui possèdent une bonne technique mais qui ont du mal à se libérer. C’est de toute façon une expérience intéressante pour tout le monde parce que se libérer et créer est une forme de développement personnel. C’est mettre en image quelque chose qui vient de l’intérieur. Exprimer sa créativité est important pour l’être humain pour se sentir bien, nous avons tellement peu l’occasion d’être créatif dans notre travail. Il y a aussi un peu de l’enfant intérieur qui s’exprime.

Tous les grands hommes qui ont fait des découvertes avaient un esprit créatif, cela devrait rentrer dans la vie de tous les jours !

 

Pensez-vous que cela devrait faire partie de l’enseignement ?

 

Certainement, l’enseignement inhibe la créativité. Le «trop d’imagination» ne convient pas et nous rentrons dans le moule pour devenir comme tout le monde. C’est aussi pour sortir de ce système que je propose ces ateliers créatifs.

 

Pourquoi alors ne pas proposer cette activité aux enfants ?

 

Je dirais que jusqu’à 10 ans les enfants possèdent ce côté créatif. Les adolescents sont déjà formatés et ils souhaitent plutôt savoir dessiner comme des adultes sans vraiment libérer leur créativité. C’est une expérience que je ferai peut-être plus tard mais pour le présent je préfère travailler avec des adultes.

 
 

  Qu’aimeriez-vous ajouter à cet entretien ?

 

Pendant 2 ans, j’ai animé un atelier de communication avec un collègue. C’est vraiment une activité qui m’intéresse, tellement il est important de savoir bien communiquer. Je me demande s’il ne serait pas intéressant de faire un atelier en regroupant la sophrologie, le dialogue intérieur et la communication, c’est à dire un atelier de développement personnel à plusieurs facettes…

 

 Propos recueillis le 28 septembre 2009
A.B. pour Des arbres de ressources
 
 
Annuaire Professionnel Art & Créativité/Retour Page Accueil